Jeudi 19 janvier 2012
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Le Président Sarkozy déclarait à l’automne : « Nous avons un objectif et une obligation : conserver le triple
A ». Pourtant, la dégradation de la note souveraine de la France est la conséquence de la politique calamiteuse de la Droite. Quelques chiffres pour décrire le bilan de la
Droite :
La Droite affiche un record en matière de dette publique. La dette est annoncée à 87,4% du PIB soit près de 1 800 milliards d’euros
En effet, la dette est passée de 64% du PIB à 87,4% entre 2007 et 2012 et le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été celui de l’explosion
de la dette. Cela représente 600 milliards d’euros. Le paquet fiscal a coûté à lui seul, sur 5 ans, 75 milliards d’euros. Les réformes
brouillonnes du quinquennat ont contribué à alourdir l’ardoise. Ainsi, on peut citer la suppression de la taxe professionnelle (6 milliards par an), la baisse de la TVA dans la restauration (3
milliards par an)…
Le poste des intérêts de la dette devient notre premier poste de dépense avec 48,8 milliards en 2012
(45,5 milliards pour l’éducation nationale).
La Droite affiche un record sur le niveau des impôts qui s’établira à 44,5% du PIB en 2012. La France se situe au 4e rang mondial
derrière le Danemark, la Belgique et la Suède. Les plus fortunés sont cependant épargnés.
La Droite affiche un record sur la dépense publique qui atteint 56% du PIB plaçant la France au premier rang mondial devant le Danemark et la Suède (51%).
C’est donc bien une politique qui a été dégradée vendredi 13 janvier par l’agence de notation
S&P.
L’addition du quinquennat de Nicolas Sarkozy sera
payée par tous les Français.
Les évaluations des agences de notation répondent à un besoin dans l’univers de la finance :
mesurer les risques d’une créance par rapport à une autre. En théorie les choses sont simples : les agences de notation donnent une opinion sur la solidité d’une dette d’un pays et les
investisseurs suivent ces recommandations en réclamant un taux d’intérêt plus ou moins élevé, en fonction de la note, quand ils prêtent de l’argent.
La première conséquence de la perte du
triple A, c’est la hausse des taux d’intérêts auxquels la France finance sa dette. Une
hausse de 1 point des taux d’intérêts représente pour la France un coût de 3 milliards d’euros dès la première année et 15 milliards à l’horizon 2017. Un troisième plan de rigueur pour
tenir les engagements de réduction des déficits n’est pas à exclure.
La dégradation de la France va faire
perdre leur AAA à une myriade de gros emprunteurs : la Caisse des dépôts et consignations (CDC), la Caisse d’amortissement de la
dette sociale (Cades), l’Unedic, Réseau ferré de France (RFF), AP-HP, la ville de Paris…Les entreprises dont l’Etat est actionnaires pourraient aussi être dégradées. Les collectivités locales, soumises à un alourdissement de leur dette, pourraient être tentées d’augmenter les impôts locaux.
Les banques françaises qui détiennent 120
milliards d’euros de dette publique sont également menacées. On peut donc prévoir un durcissement des conditions d’accès au crédit pour
les entreprises et les particuliers. Si le crédit diminue, les entreprises françaises risquent de diminuer leurs investissements. Elles seront aussi tentées de restaurer leurs marges en rognant
sur les salaires et sur l’emploi. Une récession, du type de celle de 2008/2009, n’est pas à exclure.
Au plan international, le Fond européen de
stabilité financière (FESF) a perdu son triple A. Ce dernier repose sur la garantie des Etats triple AAA. Après la dégradation de la
France et de l’Autriche, S&P a décidé de dégrader le FESF qui est désormais noté AA+. Le plan de sauvetage des pays victimes de la crise de la
dette est donc remis en cause.
François Hollande poursuivra un double objectif : restaurer les finances publiques
et instaurer plus de justice fiscale. Les cadeaux fiscaux aux plus fortunés ainsi que les niches fiscales seront supprimées. Les politiques publiques seront remises à plat afin de dégager des
économies sans porter atteinte à la qualité des services publics. Certains pays, à l’instar de la Suède y
sont parvenus. Pour plus d'efficacité et de justice, le changement c’est maintenant !
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